Responsable du club de plongée SUBATUONA à Hiva Oa.
Eric le Lyonnais est né à Paris, mais il doit avoir des ancêtres vikings car il est blond aux yeux bleus. Cependant ce n’est pas vers les eaux polaires qu’il s’est tourné, mais vers les eaux chaudes des îles tropicales.
Tout petit déjà, il se met à la plongée. A 11 ans, ses parents lui offre un baptême lors de vacances à Saint-Raphaël, en Méditerranée. Il y a des cadeaux qui changent une vie… C’est une véritable révélation, sa voie est désormais toute tracée !
Il enchaîne ensuite à 14 ans son brevet élémentaire de plongée, puis à 16, son premier échelon. Il passe son second échelon (niveau IV actuel) à 19 ans au célèbre centre de plongées UCPA de Niolon, dans les calanques marseillaises.
Aussitôt, il part pour la Guadeloupe. Il encadre les plongeurs dans des clubs de plongée mais poursuit aussi son idée : faire de la plongée son métier. Il passe le tronc commun du brevet d’éducateur sportif. Les obligations militaires le rattrapant, il change d’île et fait son service national à la Martinique. Il est affecté au club sportif militaire et passe son monitorat.
A sa libération, il retourne à la Guadeloupe et aux Saintes, notamment à la réserve Cousteau durant plusieurs années. Il est embauché par une compagnie de charter pratiquant la plongée. Il trempe ses palmes dans tous les endroits de plongée réputés de l’arc antillais : de Porto Rico jusqu’aux Grenadines. C’est là qu’il a son premier contact avec des ancres en pierre !
Puis vient le temps du changement avec un départ pour l’Océan Indien. La Réunion d’abord puis Mayotte, où il passe son capacitaire qui lui permet de piloter une embarcation dans un cadre commercial.
Mais, toujours insatisfait, il rentre en Métropole et se donne comme objectif, dans les 6 mois suivants, d’obtenir son brevet de patron de petite navigation. Il y parvient en faisant quatre écoles maritimes différentes pour passer les modules nécessaires : Cherbourg, Le Guivilnec, Concarneau et La Rochelle.
Mais c’est l’hiver et il neige, période difficile pour un moniteur de plongée à Paris. Heureusement, le Salon Nautique a ouvert ses portes et l’invité d’honneur est la Polynésie française. Il « flashe » aussitôt sur Tikehau, un tout petit atoll des Tuamotu avec 400 habitants et un seul club de plongée. Il devient le responsable de ce dernier durant une année, mais la découverte l’attire toujours plus loin : vers les Marquises. Un seul club existe dans tout l’archipel, il se trouve à Nuku Hiva. Il ne tiendra pas en place plus de deux ans. Mais cette fois-ci, il ne part pas très loin, il descend dans le groupe sud des Marquises. Fort de l’expérience qu’il a acquise depuis des années et de sa capacité de travail, il s’installe à Hiva Oa et nouveau défi, ouvre sa propre entreprise.
Impressionné par son parcours, nous avons voulu savoir qu’elles étaient ses plus belles plongées. Toujours positif, il a trouvé le moyen de trouver des qualités à tous les endroits, comme s’il ne voulait fâcher personne ; il vante : les Antilles pour ses gorgones et sa flore en général, La Réunion pour son corail, les Marquises pour ses relief, Tikehau pour sa passe, Mayotte pour sa passe en « S », etc.
Nous lui disons un grand merci pour le soutien logistique qu’il a apporté à notre mission et pour sa fraternité.