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Hiva Oa - 28 février 2006
Le chantier s’organise

 
Un poids de pêche à gorge.
Photo © Yann Hubert – GRAN 2006
 

La journée commence très tôt et nous sommes sûrs qu’elle ne va pas se terminer rapidement.
Dès 5h00 du matin, nous faisons face à l’ordinateur pour essayer de transmettre le compte rendu de la veille.

Nous parvenons à embarquer un peu plus tôt qu’hier mais avec encore un peu de retard sur l’horaire prévu. La mer est plus calme, mais le ciel est nuageux et menaçant. Quand nous arrivons sur place, le ciel se dégage. La visibilité dans l’eau est bonne. Le courant et le vent s’opposent et le bateau a du mal à garder l’orientation que souhaite son patron, une deuxième ancre doit être mouillée à l’arrière pour le stabiliser et le maintenir à une distance suffisante de la falaise.

 

 
 

le bateau de plongée prêt à partir.
Photo © Yann Hubert – GRAN 2006

Sur le site, nous avons mis en place lundi une ligne de référence, mais nous nous sommes aperçus qu’elle était trop au sud de la zone où se trouve la plus grosse concentration d’objets. Une ligne repère supplémentaire est placée au nord, à vingt mètres de la précédente. Ce travail n’est pas inutile, il nous permet de prendre les profondeurs de vingt mètres en vingt mètres ce qui va nous permettre d’établir une carte bathymétrique de la zone. Christiane est saluée par une petite raie manta de plus de deux mètres d’envergure. Nous avons toujours la crainte que l’une d’entre elles viennent se prendre dans nos cordelettes. Plus tard, ce sont des dauphins qui rattrapent le bateau, virevoltent sans que nous ayons le temps de prendre l’appareil photo. Dans la soirée, nos amis nous racontent que des dorades coryphènes ont été vues aujourd’hui dans le chenal : le canal du Bordelais qui sépare Tahuata et Hiva Oa, riche en gros poissons.

En plongée, nous travaillons deux fois quarante minutes, la mise en place d’une ligne, la prise de quatre mesures et six profondeurs remplissent largement la durée d’une plongée. Après deux jours de tâtonnements et de préparation, nous sommes en train de prendre un rythme de croisière.
Nous allons étudier en détail un carré de 20 m par 20 m qui nous semble le plus représentatif : comptage, positionnement, réalisation d’une couverture photographique et prise de trois ou quatre mesures principales par objet. Pour le reste du site, un pointage visuel est envisagé sauf si nous repérons des objets qui sortent de l’ordinaire.

 
Positionnement d’une ancre.
Photo © Yann Hubert – GRAN 2006
 

De retour à terre, la journée n’est pas finie. Cette opération n’a pas cependant la lourdeur logistique des opérations précédentes qui comportaient notamment le gonflage des bouteilles et le plein d’essence des embarcations. Nous avons la chance d’avoir un club de plongée à Hiva Oa. Si nous devions réaliser la même opération sur une autre île des Marquises, nous aurions plus de difficultés à résoudre les problèmes matériels. En effet il n’y a pas dans tout l’archipel de clubs de plongée, en dehors de Nuku Hiva.
Nous rentrons d’assez bonne heure dans l’après-midi. Yann traite ces photos, Christiane fait le point des travaux d’inventaire qu’Eric Olivier a entrepris à terre avec sa femme. Ils conviennent d’une journée dans la semaine pour une prospection à terre à proximité de notre chantier subaquatique. Robert, quant à lui, met au propre les premiers relevés, résume le travail de la journée et joue du téléphone portable avec les différents médias qui souhaitent avoir les premières informations sur l’opération.

Demain, l’organisation devra être plus performante tant à terre que sous l’eau…

Rédacteur :: Robert Veccella

      © GRAN 2006