L'épave a été découverte le 6 avril 1979 par Alain
Visquis, au cours d'une plongée d'exploration, et a fait l'objet d'une
expertise par la Direction des recherches archéologiques sous-marines
(DRASM) peu de temps après.
Neuf campagnes de fouille, d'une durée totale de 15 mois, ont eu lieu
de 1982 à 1990, le travail de fouille proprement dit ayant représenté
environ une année.
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| - Vue aérienne du site - |
Divers bâtiments base ont été utilisés : l'Archéonaute, le navire spécialisé du Ministère de la Culture ; les chalands automoteurs de la Marine Nationale n°13, n°14 et n°26 ; le Mérou, navire de la Direction des constructions navales de Toulon ; le chalutier Saint-Paul appartenant à l'inventeur de l'épave M. Alain Visquis.
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L'équipe de fouille, dirigée par Max Guérout, était
constituée de Eric Rieth (CNRS) pour l'étude de la structure
du bâtiment, Jean-Marie Gassend (CNRS), pour les relevés architecturaux
et l'étude des formes, Marion Delhaye, pour la classification du mobilier
archéologique, J.C. Hurteau (CNRS), Christian Petron, Guy Martin, Jean-Louis
Pereyre , Philippe Foliot (CNRS) pour la photographie, Pierre Brocot, Michel
Truffaut pour la direction technique et la préparation du matériel.
Près d'une centaine de personnes ont participé à la fouille et se sont succédées sur le site, plongeurs ou non plongeurs, français ou étrangers.
Le financement de la fouille a été assuré
par la ville de Villefranche-sur-mer, le Conseil Général des
Alpes-Maritimes, le Ministère de la Culture, le Parc National de Port-Cros.
Les travaux de conservation ont reçu une aide financière du
ministère de la Culture, du Conseil Régional Provence-Alpes-Côtes
d'Azur, de la Direction des Etudes et Recherches d'Electricité de France
et du centre de distribution EDF de Nice.
Le soutien technique et logistique est à mettre au crédit de
la Préfecture de la IIIème Région Maritime (Ecole de
plongée, 3ème Groupe de Plongeurs démineurs, Groupe d'Intervention
sous la mer, Direction du port de Toulon), du centre d'Essais de la Méditerranée
et de la Direction des Constructions navales de Toulon (Service des bassins).
L'épave, orientée au Sud, repose par 18 mètres
de fond à environ 400 mètres de l'extrémité de
la jetée du port de la Darse à Villefranche-sur-mer. Elle est
inclinée sur bâbord d'environ 45 degrés et est enfoncée
d'environ 2 mètres dans le sédiment.
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| - Vue d'ensemble du site - |
Après un premier sondage effectué en 1982, pour
évaluer les caractéristiques du site et son importance, une
fouille de longue haleine fut décidée. Six domaines principaux
de recherche ont été alors définis :
| - Etude descriptive des structures du navire, - Etude des méthodes de construction, - Etude des principes de construction, - Etude des formes, - Etude des caractéristiques nautiques du navire, - Etude du travail du bois, - Etude de l'artillerie, - Etude du gréement et des équipements du navire. |
Faute de moyens financiers suffisants, une étude in situ
de l'épave fut décidée, excluant tout renflouage et tout
démontage important des structures. Pour aborder d'une manière
progressive les difficultés techniques de la fouille d'une coque largement
déployée dans les trois dimensions (deux niveaux de pont étaient
conservés) et la compréhension des structures, il fut décidé
de procéder à la fouille de sections transversales successives
comprenant toute la largeur de l'épave (10 mètres environ) et
mesurant 4 à 5 mètres suivant l'axe longitudinal de l'épave.
La première section étudiée fut celle de l'arrière.
Dans chaque section étudiée, l'enlèvement du sédiment
et le prélèvement du mobilier archéologique étaient
effectués, puis une étude détaillée de la coque
était entreprise. En fin de campagne le secteur était remblayé.
Cette méthode qui avait l'avantage d'aborder progressivement les difficultés
mais l'étude des structures avait l'inconvénient de ne pouvoir
accéder à des données importantes comme la longueur de
la quille qu'à l'issue de 9 années de travail. Elle a cependant
été menée à bien dans les temps prévus.