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Communiqué Tahiti Presse 20 août 2006
Communiqués de presse - Communiqués hors GRAN
Le journal “Messager de Tahiti”, véritable mine d'or pour le Groupe de recherche en archéologie navale en Polynésie française

Tahiti Presse le 20/08/2006

Fanny Garnier, étudiante en médiatisation et valorisation du patrimoine en maîtrise à l'Université de Montpellier, effectue actuellement un stage auprès de l'antenne du GRAN en Polynésie française. Outre, sa participation au traitement des découvertes archéologiques provenant de la fouille subaquatique de Moorea en 2003, elle oeuvre, avec deux polynésiennes, Tehaamatai et Taiuri, sur les archives du "Messager de Tahiti" qui se révèle être une mine d'or d'informations.

 

Le journal officiel des établissements français de l'Océanie, le "Messager de Tahiti" (1852-1883) qui devint par la suite le Journal Officiel, recèle une somme considérable d'informations qui intéressent l'antenne polynésienne du GRAN, (Groupe de recherche en archéologie navale en Polynésie française). Pour quelle raison ? Toute l'actualité de l'époque y est consignée, aussi bien les entrées et sorties des bateaux du port de Papeete, que les naufrages et autres fortunes de mer.


Tout ce qui touche à l'histoire maritime…

“Depuis dix ans, on extrait du Messager de Tahiti, tout ce qui touche à l'histoire maritime en Polynésie. Ce travail est possible grâce au chantier de développement” explique à Tahitipresse, Robert Veccella, responsable du GRAN à Tahiti. Son objectif est double : répertorier les informations de l'aventure maritime polynésienne et travailler sur les naufrages. A partir des informations extraites du Messager de Tahiti, le GRAN entreprend des investigations.

“En Polynésie française, nous avons répertorié une trentaine de naufrages exploitables archéologiquement parlant" témoigne le directeur du GRAN. Le travail d'archivage de ses informations mobilise annuellement deux à six personnes qui dépouillent, page par page, le journal officiel des établissements français de l'Océanie. De chaque volume dépouillé, près de 300 pages d'informations sont extraites et mises sur informatique. Une trentaine de volumes restent à explorer.

Pour rendre la mémoire…

“Personnellement, je suis intéressée par la culture et par les découvertes qui permettent de rendre l'histoire et la mémoire aux Polynésiens" déclare Fanny Garnier, étudiante en médiatisation et valorisation du patrimoine en maîtrise à l'Université de Montpellier. Elle vient de restaurer les poids de pêche et les ancres, mais aussi les outils en pierre, herminettes, pilons, sortis en 2003 de la passe de Afareaitu (à Moorea).

"J'aimerai revenir en Polynésie pour apporter ma contribution au GRAN et parce qu'il y a encore tellement de travail à accomplir dans ce domaine" dit-elle.

L'ancre attribuée à Cook…

Le GRAN, à Tahiti, s'est également attelé, en collaboration avec le Musée de Tahiti et des îles, à la mise en valeur de l'ancre que l'on attribue (sans preuve scientifique) à l'Endeavour, le bateau avec lequel le capitaine Cook a découvert Tahiti en 1769. "L'archéologie terrestre et sous-marine en Polynésie française restent des domaines vierges, inexploités et tout est à découvrir" conclut Robert Veccella, responsable du GRAN à Tahiti et qui ne désespère pas de découvrir un de ses jours, une épave en bois bien conservée, avec à l'intérieur un patrimoine d'intérêt historique.

Christian DUROCHER

Article et photos mis en ligne avec l'aimable autorisation de l'agence Tahitipresse

Crédit texte et photos : Christian DUROCHER - ATP
 
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