Journal en continu du GRAN

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vendredi 24 juin 2005

Adila Talbi

Adila Talbi
Née en 1966 à Alger. Adila est préhistorienne. Elle obtient son bac option sciences à Alger en 1987. Intéressée par la géologie, elle poursuit finalement ses études à l’Institut d’archéologie d’Alger. Elle y obtient sa licence d’archéologie, option préhistoire, en 1992.

Adila a tout de suite apprécié ses études et spécialement la préhistoire. Un domaine qui l’intéresse plus particulièrement est l’évolution physique et culturelle de l’homme. Elle participe ainsi à plusieurs chantiers de fouilles sur des sites préhistoriques, notamment le site épipaléolithique d’Afalou Bou Rhummel sur la côte ouest de Bougie (Kabylie). Le travail de terrain lui plait beaucoup, surtout le contact avec les objets fabriqués par les hommes, il y a plusieurs milliers d’années.

Elle poursuit ses études par un DEA en France, à Lyon. Elle effectue des recherches sur l’art mobilier figuratif préhistorique du Hoggar et le Tassili (Sud algérien). Elle a étudié en particulier et non sans obstacles, une collection d’objets dont une partie est conservée au Musée du Bardo à Alger et l’autre au Musée de l’Homme à Paris. Elle a pu réaliser son mémoire et étudier en profondeur la collection en question.

Adila part ensuite en Syrie pour faire un doctorat sur le Néolithique proche oriental, mais travaille finalement pour la Direction Générale des Antiquités et des Musées et a participé à des chantiers de fouilles avec des missions étrangères. Elle a beaucoup appris sur le Néolithique de la région.

En 2000, elle retourne à Alger définitivement. Quelques mois plus tard, elle est embauchée en tant qu’Attachée de Conservation et de Valorisation au Musée National du Bardo (Musée de Préhistoire et d’Ethnographie).

Elle a suivi avec beaucoup d’intérêt les diverses phases du stage, malgré son handicap de n’être pas plongeuse et d’arriver au milieu d’une équipe soudée par deux chantiers de formation communs.

Jean-Marie Gassend

Jean-Marie Gassend
En 1962, Jean-Marie Gassend étudie l'architecture aux Beaux-arts à Marseille puis à Paris.

Il fait ses premières armes en travaillant pour le chantier de la Tour Montparnasse à Paris. Il entre au CNRS où il mène à bien une thèse de doctorat de 3ème cycle en architecture navale. Son doctorat en poche à partir de 1974, il travaille pour le compte de l'Institut de recherche sur l'architecture antique (IRAA) et enchaîne mission sur mission en Libye : plus de 15 au total. Il entre au Bureau d'Architecture Antique d'Aix-en-Provence dont il assure maintenant la direction. Dès 1970, il se passionne pour l'archéologie sous-marine, passe ses brevets de plongée et, en compagnie de Patrice Pomey et de André Tchernia, participe pendant 9 ans à une fouille prestigieuse : celle de l'épave de la Madrague de Giens.

Il dirige ensuite une série de fouilles sous-marines : l'épave des Laurons, Fos, Port-Vendres, et travaille à nouveau en Libye et en Tunisie.

Il devient rapidement l'un des meilleurs spécialistes des relevés sous-marins, effectuant avec maestria directement sur le fond des dessins de coupes transversales ou longitudinales et des relevés de toute nature. C'est avec ce savoir faire qu'il rejoint le GRAN en 1982 et qu'il participe aux 9 campagnes de fouille de l'épave de la Lomellina. En 1986, il fait partie de la “campagne d'Egypte” du GRAN, à la recherche de l'épave du Patriote coulé devant Alexandrie, puis à la fouille du site.

Jean-Marie est aussi un artiste abouti, il réalise des dessins et aquarelles exceptionnelles. Lors des stages il transmet son savoir avec beaucoup de pédagogie et d'humour.

Joe Guesnon

Joe Guesnon
Originaire de Caen, c'est là que Joe Guesnon fait ses études et obtient, en 1968, un BTS d'électronique industrielle qui le mènera tout naturellement à l'Arsenal de Cherbourg où embauché dès la même année, il restera toute sa carrière professionnelle.

C'est sur les plus beaux fleurons des constructions navales qu'il exercera pendant toute sa carrière ses talents puisqu'il travaillera d'une manière continue sur les missiles des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) puis sur ceux des sous-marins de la nouvelle génération.

Très sportif, il s'oriente dès 1971 vers la plongée et entre au Club Cherbourg Natation Plongée, en même temps qu'il gravit les échelons de la fédération de plongée pour atteindre celui de moniteur fédéral. Attiré par l'archéologie, il dirigera de 1979 à 1985 à Omonville la Rogue, près de Cherbourg, une fouille remarquable sur l'épave d'un navire marchand hollandais avec une équipe de plongeurs cherbourgeois. Il en publiera les résultats dans le n°11 d'Archaeonautica, la revue du CNRS.

Il collabore avec le GRAN sur l'épave de la Lomellina et seconde Max Guérout jusqu'en 1995 puis, ensuite Gordon Watts dans l'organisation des plongées sur l'épave de l'Alabama coulé devant Cherbourg. Il participera également aux campagnes de prospection et de sondage du GRAN en Martinique et aux campagnes de recherche de la Cordelière et du Regent en Iroise. Il participe régulièrement à des fouilles menées par le DRASSM aussi bien en Manche qu'en Méditerranée.

Pré-retraité de la Direction des Constructions Navales il en profite pour voyager et s'adonner à une autre de ses passion : la randonnée.

Jacques Morin

Jacques Morin

Jacques, dès l’âge de 15 ans commence une formation de mécanicien. Il s’engage ensuite pour cinq ans dans l’aéronavale, d’abord affecté à Saint-Mandrier près de Toulon, il effectue ensuite de nombreuses missions en Méditerranée, notamment en Turquie, en Egypte, en Espagne, au Liban, en Italie.

Ayant une véritable passion pour la plongée il a obtenu son diplôme fédéral de niveau 4 (délivrée par la FFESSM) et suivit une formation de scaphandrier professionnel classe 2A.

Après une formation de frigoriste et grâce à sa double compétence de mécanicien et de plongeur, il est embauché au centre de retraitement des déchets de la Hague où il plonge en milieu radioactif. Son travail consiste à effectuer la maintenance et les réparations des systèmes mécaniques dans les piscines de décontamination. La réglementation utilisée est celle du Ministère du Travail avec une spécialité pour le nucléaire. Les règles de sécurité appliquées pour travailler dans ces conditions sont bien entendu extrêmement strictes et chaque procédure est étudiée très soigneusement avant l’intervention.

Jacques a participé à plusieurs missions archéologiques avec le GRAN :

  • Chantier de prospection sous-marine pour retrouver l’épave de La Cordelière en Iroise
  • Chantier de formation aux techniques d’archéologie sous-marine à Malte en 2004 avant celui d’Alger cette année
Il plonge aussi régulièrement avec Marie-Pierre Jézégou, l’une des archéologues du DRASSM, sur une épave dites « des verres » aux Embiez, un bateau du IIe siècle ap. J.-C. contenant des blocks de verre brut.

Marié, père de deux filles de 20 et 21 ans, il vit à Cherbourg dans le Cotentin.

Solide plongeur, dont le calme et la carrure donne à l’équipe une stabilité naturelle, ses qualités de plongeur et ses connaissances en mécanique en fond un élément indispensable des chantiers de formation. Au delà de ses compétences, il porte aussi sur les évènements un regard plein d’humour discret qui en fait un compagnon agréable.

Hervé Blanchet

Hervé Blanchet
Hervé Blanchet est né à Flers de l'Orne, il habite maintenant depuis quelques années à Chambery.

Après ses études secondaires, il entre à l'Ecole d'Electricité et de Mécanique Industrielles - (Ecole Violet) et obtient son diplôme d'ingénieur mécanicien en 1975. Il est ensuite diplômé du Centre de formation à la géophysique appliquée (CEFOGA)

Il entame alors sa carrière professionnelle et exerce les fonctions de Chef de mission “ Marine ” à la Compagnie Générale de Géophysique (C.G.G.) de 1977 à 1982, il embarque alors plusieurs fois par an sur les navires de la compagnie pour diriger les missions de mesures sismiques.
Il travaille ensuite au siège de le compagnie, de 1983 à 1990, au Service Géophysique et Positionnement comme ingénieur chargé du traitement des données sismiques enregistrées sur le terrain et des données de positionnement.

Il crée ensuite la Compagnie Maritime Archéologie et Prospection (MAP) dont il est cogérant de 1991 à 1994. Les activités de sa société sont orientées vers la prospection géophysique et archéologique ainsi que la fourniture et le développement des matériels correspondants.

En 1995, il crée une nouvelle entreprise : Détection et Recherches Sous-Marines (DRSM) dont il est gérant.
Depuis presque 20 ans maintenant, Hervé Blanchet travaille en collaboration avec le GRAN.
D'abord sur le chantier de la Lomellina, puis ensuite dans le cadre de sa société DRSM. Ses connaissances techniques, son expérience de la mer et sa conscience professionnelle en font le partenaire indispensable de toutes nos campagnes de prospection. Compagnon agréable, toujours enclin à prêter main forte, il est toujours le bienvenu. Après avoir participé en septembre 2003 au chantier-école sur l'épave de la Lomellina à Villefranche-sur-mer, il assure naturellement la direction technique des opérations de prospection du projet « Valparaiso Sumergido ». Adepte de randonnée à ski et de voile, il est aussi plongeur et possède un brevet de pilote d'avion privé.