26 juin
Par/By Noé, dimanche 26 juin 2005 à 19:10 :: Alger 2005 - Français :: #47 ::
Faire parler le Sphinx ?
Aujourd’hui, les opérations commencent de bonne heure, les découvertes d’hier nous ont motivé et nous sommes bien décidés à effectuer un maximum de plongées. Les travaux de recherche continuent dans les environs du Cap Matifou.
Trois objectifs sont fixés :
- Faire le relevé du site des meules en pierre et les photographier,
- continuer à rechercher les vestiges du Sphinx et établir un premier plan du site,
- rechercher une ancre et un canon au sud de El Marsa.
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Michael Spiteri remplit les bouteilles |
Pour cela, ils ont préparé la veille des repères chiffrés et lestés qu’ils disposeront sur chacune des meules pour les repérer. Une fois sur site, la première opération consiste à placer une ligne de référence pour ensuite positionner les meules et les dessiner.
Michael Spiteri, expert en photographie sous-marine, accompagne le groupe pour prendre quelques bons clichés des roues, la chance lui sourit car l’eau est claire, contrairement à la veille.
Une deuxième équipe de plongeurs va explorer la zone du naufrage du Sphinx, près du petit port de El Marsa, car les indices recueillis hier rendent cette hypothèse hautement probable.
Ils balayent une large zone avec le détecteur de métaux et tentent de trouver des restes du navire, notamment les morceaux de la machine à vapeur. Le détecteur de métaux sonne à de nombreuses reprises, preuve que de nombreux objets provenant de l’épave sont éparpillés sur le site. L’équipe trouve encore quelques clous et des broches ainsi qu’une lourde massette de bronze.
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Max Guérout présente le Sphinx aux marins |
Un deuxième groupe de plongeurs vient prendre la relève.
Une dernière équipe menée par Max Guérout s’équipe et embarque sur le zodiac.
Elle se rend plus au sud pour rechercher un canon et une ancre dont la position approximative nous a été donnée par un pêcheur.
Les recherches s’avèrent plus difficiles qu’escompté, la position donnée n’est pas très explicite et la visibilité s’avère très mauvaise. L’épave du « vieux bateau » annoncée par les pêcheurs n’est pas trouvée.
A la fin de cette journée, marquée par les longs transits en embarcation pneumatique entre le Surveillant qui reste très au large, et la terre, tout le monde semble à la fois ravi du travail effectué et fatigué par les longs séjours dans l’eau par une température extérieure très lourde.
En fin d’après midi, le ciel se voile de nuages et une petite houle de nord-est commence à rendre les embarquements acrobatiques.

