25 juin
Par/By Noé, samedi 25 juin 2005 à 23:42 :: Alger 2005 - Français :: #46 ::
Recherches au Cap Matifou
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Jetée du port de El Marsa (Jean Bart) et le rocher de la girafe |
L’officier de liaison et le commandant du Surveillant nous annonçent que nous pouvons désormais aller plonger devant El Marsa (anciennement Jean-Bart).
Cette destination, inscrite depuis le début dans notre programme, semblait, pour des raisons obscures, impossible à atteindre... Mais voici que les choses se dénouent, à quelques jours de la fin.
Toute l’équipe s’en retrouve redynamisée, mais après avoir tant insisté pour atteindre Jean-Bart, nous sommes maintenant au pied du mur, et il va falloir montrer que notre demande était fondée.
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Briefing sur le pont du Surveillant |
L’objectif principal est de trouver le site de naufrage du Sphinx.
Hier soir, nous avons à nouveau regardé tous ensemble les données du problème et nous avons mis au point la méthode de recherche.
Le tirant d’eau du Sphinx est environ de 3 mètres et son échouage brutal, à près de 6 nœuds, font que la profondeur à laquelle il faut s’attendre à trouver des vestiges est d’environ 5 mètres.
C’est donc à cette profondeur que le plongeur, utilisant le détecteur de métaux, devra opérer en faisant le tour des rochers apparents, encadré par deux plongeurs : l’un à 4 mètres, et l’autre à 6 ou 7 mètres.
Nous lançons une première équipe de plongeurs avec palmes et tuba pour faire une première inspection : objectif repérer des fragments de doublage ou du charbon.
Nous nous souvenons aussi des informations recueillies en février dernier et nous interceptons un pêcheur pour lui demander s’il sait où se trouve les fameuses roues de pierre dont on nous a parlé. Son passager nous guide aussitôt vers le fond d’une petite anse proche de Jean-Bart et nous indique une zone approximative.
Nous récupérons trois plongeurs qui cherchent en apnée pour les conduire sur les lieux et là, non loin de l’endroit indiqué, nous découvrons non pas deux « roues de pierre » mais dix meules de grandes dimensions posées à plat sur le fond.
Il s’agit très probablement de meules de moulin à huile dont la datation est pour l’instant impossible, mais qui indiquent à coup sûr le naufrage du navire qui les transportait.
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Des clous et broches de cuivre provenant probablement du Sphinx |
Quelques instants plus tard, Noé, resté à la recherche du Sphinx, découvre les premiers indices : quelques clous et quelques broches de cuivre entre les rochers par 4 mètres de fond.
Pourtant, il n’y a pas à proximité de roches émergeantes semblables à celles qui cernaient la coque du navire au moment du naufrage.
Une équipe de plongeurs munis du détecteur de métaux est envoyée plus au nord pour inspecter les abords des roches qui émergent.
De nombreuses masses de fer sont presque aussitôt détectées par Michael Spiteri par 5 mètres de fond, sur une surface assez grande.
Il n’y a maintenant plus de doute que les restes du Sphinx gisent là, tout près de nous.
La nouvelle de nos deux découvertes est aussitôt répercutée et parvient vite à Alger où, toute l’équipe rentre heureuse et soulagée.


