Max Guérout en plein exposé
 
Max Guérout en plein exposé
Aujourd’hui, stagiaires et conférenciers se retrouvent au Bastion 23.
La matinée est consacrée à l’instruction.
Le premier à parler, Max Guérout, aborde le thème de la construction navale au XVIème siècle, en commentant l’un des premiers traités de construction, celui du portugais Oliveira qui donne, sous forme de méthodes de calcul simple, la manière de concevoir la forme et les dimensions d’une carène.
L’exposé, illustré par de nombreux croquis, permet aussi d’apprendre les premiers rudiments du vocabulaire complexe de la construction navale et de se familiariser avec l’architecture des navires de l’époque.

Ensuite, alors que la chaleur monte à l’extérieur (elle atteindra 35°), Martine Sciallano et Jean-Marie Gassend font une présentation en duo sur le thème : formation d’un site archéologique et naissance d’une épave.
Leurs propos s’appuient sur deux épaves : la Giraglia et ses grandes dolia de deux mètres de diamètre, coulée en 20 après J.C. et l’épave de Giens, coulée en 45 av J.C. avec son chargement de plusieurs milliers amphores.
Les dessins de Jean-Marie et les diapos projetées par Martine dialoguent et illustrent leurs propos. Les photographies sous-marines prises lors de ces campagnes montrent clairement les techniques de fouilles employées.

Mr. Mourad Betrouni et Mme Rachida Zadem, les deux têtes de la Direction du Patrimoine du Ministère de la Culture nous ont fait l’honneur d’assister aux conférences ainsi que Mr. Mohamed Dahmani, Directeur de l’Agence Nationale d’archéologie.
Le capitaine Zidane, commandant du Surveillant, notre bateau base, nous fait la surprise et l’amitié de venir écouter les exposés, de même que le commandant Hachemène, notre officier de liaison avec de la marine nationale algérienne.
Leur présence est appréciée de tous et souligne bien l’intérêt suscité par nos activités.
Pour nous faire rêver un peu, Martine Sciallano présente un diaporama de divers objets trouvés lors de recherches archéologiques et, projette enfin un court film documentaire, nommé « L’amphore et le potier », illustrant la fabrication d’une amphore.

 
Ruelle de la Casbah
 
Ruelle de la Casbah
En début d’après midi, tout le groupe se rend dans une maison située presque au sommet de la Casbah. Kamel Stiti a organisé une visite de la vieille ville ainsi qu’un repas « chez l’habitant», une relation nouée lors de l’inventaire des maisons de la Casbah.
Le groupe pénètre dans les ruelles étroites. On y sent un réel changement d’atmosphère et l’ombre apporte la fraîcheur aux visiteurs. Ces ruelles ont gardé toute leur authenticité, même si le manque d’entretien chronique est apparent.

 
Couscous dans une maison de la Casbah
 
Couscous dans une maison de la Casbah
La maison dans laquelle nous sommes conviés est construite selon le plan traditionnel. La maison de deux étages s’organise autour d’une grande cour carrée entourée d’arcades. La lumière y pénètre mais laisse toujours un pan de la cour à l’ombre. On nous sert alors un délicieux couscous préparé par l’une des jeunes filles de la maison.

Toute l’équipe entame une longue conversation avec nos hôtes pendant une bonne partie de l’après-midi ; le temps s’est un instant arrêté à l’entrée de la casbah.

Nous gravissons les escaliers tapissés de carreaux de faïence jusqu'aux terrasses d’où la vue plonge, par-dessus les toits, jusqu’au port d’Alger et la mer embrumée de chaleur.

Ce regard d’aigle qu’ont les habitants de la Casbah sur la mer nous rappelle celui des habitants des « cerros » de Valparaiso qui, pour s’opposer à la construction de tours au bord de mer, revendiquaient la vue sur la mer comme un bien inaliénable.