20 Juin
Par/By Noé, lundi 20 juin 2005 à 22:33 :: Alger 2005 - Français :: #34 ::
Objectif La Pérouse
Faute de pouvoir quitter la baie d’Alger, et compte tenu du peu d’intérêt pour la formation des stagiaires de continuer à plonger dans la zone de prospection au large de Hussein Dey nous avons décidé d’explorer une zone proche du Cap Matifou devant la ville de La Pérouse.
C’est la lecture d’un document de Bosio l’un des historiographe de l’ordre de Malte consacré à l’attaque de Charles Quint qui nous en a donné l’idée. Après la retraite de la flotte devant La Pérouse, Bosio décrit le naufrage d’une grande nef sur les hauts fonds qui débordent à l’Ouest le Cap Matifou. Par fort vent de secteur nord / nord-est les navires heurtant ces dangers ont très probablement dérivé sous le vent avant de couler.
Le scénario du naufrage de cette nef a sans doute été maintes fois joué au cours des siècles et peut-être y a t-il d’autres épaves dans ce secteur.
Nous définissions sur la carte marine une zone de recherche rectangulaire de 800 m par 600 m dans le Sud des dangers.
Nous décidons d’explorer la zone avec des plongeurs tractés par l’embarcation pneumatique de la vedette.
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L'équipage du zodiac en pleine action |
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De bon matin, le groupe descend sur Alger, motivé, prêt à prendre la mer.
Tous les plongeurs sont enthousiastes à l’idée d’utiliser cette technique de prospection qui peut être très efficace.
Muni d’un nouveau moteur hors bord, le Surveillant se dirige vers la zone. La traversée de la baie est rapide sur une mer plate et un petit vent de Nord Est. Arrivé à quelques miles de la zone définie, le Surveillant mouille.
Le zodiac équipé du nouveau moteur va baliser la zone de travail avec quatre bouées. Malheureusement, en pleine manœuvre, le moteur hors bord lâche et l’équipage du zodiac part à la dérive poussé par le vent qui a un peu fraîchit. Le commandant du Surveillant décide alors d’appareiller et d’aller chercher nos naufragés qui tentent en vain de rentrer à la pagaie.
Après quelques coups de pagaie et des manœuvres précises, ils sont remontés à bord. Mais sans moteur, les plongées ne sont plus possibles et nous rentrons à Alger encore une fois très déçus.
L’officier de liaison nous attend sur le quai et promet un moteur neuf pour demain : inch Allah !
