Communiqué de Presse du Ministère de la Culture de Polynésie française


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19/02/2003 : 14h23 - Campagne de prospection archéologique sous-marine à Moorea du 22 février au 6 avril

Une campagne d'urgence de prospection archéologique placée sous l'égide du service de la culture et du patrimoine doit débuter, samedi 22 février 2003, à Moorea (îles du Vent).

Cette opération sera menée par Robert Veccella, représentant l'antenne polynésienne du GRAN (Groupe de recherche en archéologie navale), avec l'association "Naa Too Va'u No Aimeho Nui". Cette association avait dernièrement elle-même signalé la découverte d'un certain nombre d'objets lithiques par des plongeurs dans l'une des baies de Moorea.
Le ministère de la Culture de Polynésie française prend à sa charge les frais inhérents à cette opération.
Avant de lancer cette campagne d'envergure, le ministère a demandé au GRAN de réaliser "en urgence" des plongées pour évaluer la situation.
"Ces premières expertises ont confirmé la richesse exceptionnelle du site. Elles ont permis de circonscrire la répartition des vestiges, d'établir un plan sommaire de la zone et d'observer des zones à forte densité d'objets", précise le ministère.
Cette première étude a permis de déterminer que "plusieurs centaines d'objets jonchaient le fond du lagon" avec la présence de "poids traditionnels de pêche, des ancres de pierre percées ou avec tenons, des prismes de pierres et éventuellement de pierres dites 'dossiers' ou 'dressées' de site cérémoniel".
Tous les objets remontés à la surface seront "photographiés, décrits, mesurés, pesés, dessinés, inventoriés et stockés", puis seront conservés par la suite avec un "conditionnement spécifique".
Ce type de recherche archéologique constitue une première en Polynésie vu l'ampleur des moyens mobilisés et les résultats escomptés. Quatre membres du GRAN de métropole spécialisés dans l'archéologie navale et les prises de vues sous-marines participeront ainsi à l'opération.
"Aux intérêts archéologiques, vient se greffer l'aspect ethnologique d'un tel site. La présence de très nombreux objets divers, qui ne concernent pas seulement la pêche, permet de dégager un certain nombre d'hypothèses : celle de la destruction d'un site d'occupation, habitat ou autres, par un phénomène naturel, ou celle d'un rejet volontaire et/ou accidentel pour une raison qui reste encore à déterminer", souligne le ministère de la Culture.

Tahitipresse

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